An
Exploration of my Process of Creation through a live Artist Journal, full of my Drawings and Words.

J'explore jour après jour au gré des pages remplies de dessins et de mots mon Processus de Création.
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7 décembre 2015

PAGE 138: 4-OR -Cie Manuel Roque.Tangente Danse

 SKETCHING CHOREOGRAPHY .5


Mercredi 4 décembre, Générale au Monument National d'un autre spectacle de la programmation 2015-1016 de Tangente Danse:
4-OR de la Cie Manuel Roque avec les 4 interprètes: Sophie Corriveau, Indiana Escach, Lucie Vigneault, Mark Eden-Towle.

Manuel Roque écrit ceci pour présenter sa pièce:

"4-OR est une pièce qui flotte
dans les méandres de nos imaginaires collectifs,
dans la fragilité de l'instant,
la pesanteur d'un silence intérieur
la grâce d'une œillade furtive vers l'Autre
vers l'Ailleurs
4-OR est une résistance à l'uniforme
une ode à l'informe
une parodie de l'anodin
une errance vers vos sens,
vers vos synapses 
4-OR est un rituel
une célébration de ce qu’il reste de l’humain
de son potentiel exponentiel au renouveau,
sa propension à tromper les courants d’erre monomaniaque

de son acharnement farouche à explorer encore la savante face cachée de l’Art d’exister" 
 

N'est-ce pas cela que je tentais aussi d'écrire après mon dernier cheminement avec la pièce précédente de Tangente LE FACTEUR HUMAIN?
Un peu.
Continuons l'exploration...
Un mot me venait à l'esprit lors de cette générale: Être là. Disponible. Sans tenter de comprendre, de saisir, de prendre. 
Encore une fois, je suis dans le moment présent, dans la captation de cette énergie du moment, qui flotte à l'extérieure de moi, entre en moi, et se heurte à mes fluides intérieures.
Tout ce que je retranscris dépend de mon état de présence et de souplesse quand je reçois l'information.
Mais... je suis encore en prise avec des aspects techniques, logistiques, des questionnements existentielles et d'humeurs, qui cristallisent mon élan.

Cet acte créateur de dessiner dans le moment présent ce qui se passe là maintenant, en inter-action avec la présence d'autres créateurs dans un lieu et un temps donnés, se construit en continue par des choix de vision, des ajustements du corps, une alerte au souffle retenu ou exprimé, aux battements du cœur, apaisés ou affolés, une communion dans l'improbable et l'inconnu. 
Finalement une marche aveugle ensemble dans une forêt vierge et dense, un territoire inconnu et encore invisible, une foi ouverte en la vie à découvrir, avec les sens aux aguets d'un animal sauvage.


Redevenir l'animal, conscient de ses doutes et de sa vulnérabilité d'humain. 
N'est-ce pas dans cet entre-deux, espace de rencontre entre l'instinct et la raison, que se forge le pouvoir libéré de la Création, c'est-à-dire de la transformation de toute énergie de vie (apparition-disparition-apparition, onde perpétuelle)?
Mais reste la grande question sans réponse:
Dans quel BUT? Quel est le sens de tout ça?

Aussi je remarque que mes premières lignes sont fébriles, hésitent ou se précipitent, il me faut un certain temps, encore trop long à mon goût, pour me connecter à l'échange du moment, être dedans.
Et puisque je reste sur une même page de croquis sur plusieurs mouvements de l'enchaînement de la scène dansée, la question se pose aussi de la fin d'un enchaînement de mouvements et d'histoires dessinés, avant de prendre une autre feuille blanche et vierge de traces humaines.
à suivre...

 













29 novembre 2015

PAGE 137: (CO)+LE FACTEUR HUMAIN-Laforest Laurin-Ouellette.Tangente Danse

 SKETCHING CHOREOGRAPHY .4


Mercredi 25 novembre au Monument National, j'assiste à la générale d'un autre spectacle de Tangente Danse:
(CO) et de LE FACTEUR HUMAIN par les chorégraphes Laforest et Laurin-Ouellette.

Comment transcrire une suite de mouvements chorégraphiés décrivant une expérience physique du corps dans l'espace et le temps avec mise en scène de plusieurs danseurs (6 interprètes pour la pièce (CO) et un duo pour LE FACTEUR HUMAIN)...
...surtout quand je suis aux prises avec des questions purement techniques d'installation pour faciliter ma vision de la scène dans la pénombre d'une part, et la mobilité de mon propre corps expressif tenant ses outils de dessin en main sans faire de bruit d'autre part!?!

La photographie crée des instantanés de mouvements morcelés habillés par l'effet de l'éclairage. Une représentation esthétique du corps en action de danser.
Mais a-t-on une vision ou même une sensation du propos et du ressenti du mouvement de l’œuvre entière représentée, de son développement?
L'illustrateur qui travaille aussi avec des outils de vidéo et de photographie avant d'interpréter sur écran par d'autres médiums numériques sa vision du spectacle, décrit-il le moment réel qu'il a vécu en recevant en lui cette chorégraphie?

Le dessin sur le motif , quand il n'est pas simplifié à l'unique représentation fidèle du réel, à mon sens apporte une version intime, personnelle, humaine et fragile, du moment vécu en face à face avec une histoire, une situation, un événement. Le témoignage d'un mouvement de Vie.
Il décrit une suite d'émotions diverses qui naissent au premier contact du lieu et du geste, qui se transforment au rythme du développement du mouvement perçu dans l'espace du temps, puis qui meurent et disparaissent.
Mais cette suite n'est pas si simplement linéaire, elle est élans et rebroussements, va et vient, spirales incessantes décrivant le Temps, révolution continue sur une orbite mystérieuse autour d'un astre rayonnant son énergie de création.

Restent alors imprimées sur la surface blanche du papier, des traces, mi-réfléchies mi-spontanées, l'énergie captée par le trait, la pulsation de la tache, le silence de l'attente, le vide du doute, les ratures de la peur de se jeter dans la relation inconnue qui se noue là, sans apriori ni crainte ni jugement du résultat.
Sans effacer, réajuster, recomposer, sans cacher la faille ou l'exploit.
Sans attente d'une fin, car la fin viendra naturellement comme une énergie d'extase qui jaillit et s'essouffle, et avec elle le détachement de toute cette expérience humaine et vivante.

Mais avant le détachement complet qui signifie l'oubli des détails faisant place aux souvenirs vagues, le voyage de l'artiste éveillé s'amorce sur la route de la conscience. Avant la défaillance de la mémoire, relire ces notes, décrypter le message invisible, et rendre visible le moment vécu grâce à un travail de recherche d'ordre et d'équilibre. Une quête de l'essentiel.
Et enfin, écouter l'histoire. Regarder.
Être spectateur de son propre spectacle achevé.
Puis tourner la page sur une autre, vierge à nouveau.

Alors tout ça pour dire que mes dessins n'ont pas pour but de commenter ni de décrire fidèlement les mouvements des corps en action de danser, ce que la photographie fait très bien, mais mon propre mouvement organique et humain face à l'expérience d'une relation, d'une inter-action, avec un moment de vie, qui dans ce contexte est la réception d'une œuvre chorégraphique.
Avec toutes les limites de mes outils manuels, de mon savoir technique d'aujourd'hui, de la fragilité de ma vision et de mon être physique et émotif, avec toute cette vulnérable candeur des humbles poètes du quotidien dont je me revendique appartenir.







DESCRIPTION par Tangente des pièces:

LE FACTEUR HUMAIN: 
"les chorégraphes-interprètes créent un dialogue incarné où diverses perspectives se rencontrent. Il s'agit d'une réflexion sur les déviations, les détours et les raccourcis. Comment le facteur humain peut-il dévier une trajectoire linéaire et prévisible? C’est avant tout une pièce où la gestuelle est dynamique et instinctive. En travaillant consciemment sur la physicalité, les deux jeunes créateurs laissent l’inconscient s’exprimer librement et permettent au corps de dire ce que les mots ne peuvent dire."

(CO):
"Dans le cadre du projet Fly, l’École de danse contemporaine de Montréal a invité Evelyne Laforest et Rémi L. Ouellette et leur a offert la chance de créer une pièce avec six magnifiques interprètes. Investies, elles se plongent dans un univers où la réverbération du mouvement, l’osmose et l’infini se métissent. Influencée par les thèmes du vertige, de la densité et de l’étourdissement, une danse très physique et fluide évolue au rythme des états et s’approprie l’espace. 

(CO) se penche sur la résonance du mouvement et tente de rendre cette matière tangible."


À mon sens il n'est pas de mouvement sans histoires, de "physicalité" pure, ne serait-ce que par le fait qu'il apparaît, se développe, et disparaît. Tout mouvement est une trajectoire. Toute trajectoire "dit", "raconte", s'inscrivant dans le Temps, circulaire. Tout est cycle de Vie/Mort/Vie. Et c'est la toute première Histoire de ce monde. Tout mouvement créé s'en va vers son déclin, pour pouvoir se poursuivre et se développer à nouveau. Transformation. N'est-ce pas le chimiste Lavoisier qui disait "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"?
C'est ce que j'appelle "les petites histoires du quotidien".
Comment les capter avec mes outils et ma vision artistique? Qu'est-ce qu'elles nous disent individuellement, et collectivement? Que raconte chaque acte créateur? Quelle est ce langage par lequel une œuvre artistique communique à l'autre et le rejoint dans sa propre mémoire de vie et d'expériences? Que partagent consciemment-inconsciemment les chorégraphes contemporains en faisant danser des corps vivants humains?





22 novembre 2015

PAGE 136: THE PARADISE-Kefirova Hoshimi-Caines.Tangente Danse

SKETCHING CHOREOGRAPHY .3

Troisième expérience de croquis sur le motif de "Spectacles" avec la programmation 2015/2016 de Tangente Danse.

Au défi de retranscrire en temps réel le mouvement et l'histoire, des corps et de l'espace, du temps et de l'énergie, s'ajoute celui de mon ressenti personnel.
Ces dessins deviennent aussi pertinents quand ils sont mis en vis-à-vis de l’œil des photographes prenant des clichés lors de la générale.
Sur ce lien l'album photos-croquis choisis de Tangente Danse du spectacle THE PARADISE des chorégraphes et interprètes Maria KEFIROVA et Hanako HOSHIMI-CAINES:
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10153835480514430.1073741889.31277314429&type=3


Et voici tous les croquis réalisés lors de la générale de mercredi 18 novembre 2015:












12 novembre 2015

PAGE 134: NUMÉRIQUE DANSE-Chorégraphes 3.Tangente Danse

SKETCHING CHOREOGRAPHY .2


Soirée numérique et danse contemporaine pour ma deuxième expérience avec Tangente Danse de sketches sur le motif pendant la générale du mercredi 11 novembre 2015 au Monument National, avec 3 différentes chorégraphes, et une grippe!!!

Je continue une pratique exploratoire, affine la compréhension de mon processus de vision/transcription du mouvement-de l'histoire-de l'histoire en mouvement. Un travail sur quelques semaines et mois.




EXPERIENCE #1167 - Teoma  Naccarato


 



RELAIS PAPILLON - Caroline St-Laurent

 



 

SEE-THROUGH - Allison Nichol Longtin


 







30 octobre 2015

PAGE 132: TAME-Lara Kramer.Tangente Danse

SKETCHING CHOREOGRAPHY .1


I have been invited by Tangente Danse (my friend Sonia Reboul!) to come and sketch the dance shows of their season 2015/2016.
Finaly this week I was able to start... and went at the general of TAME by the choreographer Lara Kramer.
A stage like a very busy room or appartment, some symbolic objects suspended, like ghosts floating in the space, an animal and a doll, three women acting slowly different dayly situations in that intimate place.
It's a narrativ show more than a piece that explores pure movements of the body. A silent but not so quiet atmosphere is created into the limited territory full of objects and clothes. A story maybe of lost female bodies and souls,  of conformism and resistance, of solitude and crazyness, of healing maybe?...
Between the animal and the doll.

Entre l'animal et la poupée, trois femmes dans l'intimité d'un territoire commun...

 
stylo feutre, stylo bille, marqueur, crayons de couleur, fusain







13 octobre 2015

PAGE 130: FLAMENCO exploration

Je poursuis mon exploration du dessin de mouvement du corps humain, par le biais de la captation en direct de mouvements et corps dansés.
 
Exploration amorcée déjà en automne 2013 pour quelques heures de pratique avec la troupe de danseurs du chorégraphe Roger Sinha (un article paru dans The Current Dance mars-avril 2014 PAGE 98 -  et le texte que j'ai écrit sur lequel l'article s'est basé PAGE 83 ).
Alors que Sinha, qui est d'origine moitié indienne moitié arménienne, me replongeait dans mes propres origines et traditions indiennes (études des mudras - postures symboliques des mains dans la danse classique indienne) mais avec une approche contemporaine, 

RAE BOWHAY et ses étudiants danseurs, qui dirige l'École Flamenco RB, me fait poursuivre ce voyage parti de l'Inde vers l'Espagne puis l'Amérique même, traversant le temps et les traditions pour retrouver la source du geste et du mouvement.


EXPLORATION 1.0




















24 juin 2014

PAGE 98: "Sketching Choreography" - The Dance Current 2014



My experience of sketching Roger Sinha's dancers during their rehearsal for the show
Hi 5 LO 5 wifi takka takka dhim during Fall 2013,
that I had related on this blog in January 2014 on PAGE 83,
ended to be published on The Dance Current of March/April 2014 magazine by Journalist Kathleen Smith. Here are some reflections I shared with Roger Sinha and Kathleen Smith about the process we both lived, the choreographer and  I, during this mutual work's observation.


"As I told, I was also not expecting anything, totally focused into my own experience and research, as a drawer performing live from life, like a reporter-writer-poet and that something of the true moment that can’t be told with words but with drawing movements.
But I knew, instinctively, that I had to be there and live that “creation of movements”, through the eyes of a choreographer.
But through the work of Roger, I went further into my own memory, the way I lived my personal inside movements and life as a creator. As a child you don’t know that your physical appearance, your difference, is going to questioned people around you. It’s because of the outside eyes, that I was able to questioned myself about “why do they say I look like so?”.
Etc, etc…
And at that time I started to go to Roger’s studio, I was already working on “something” personal with craft & visual art, that became few weeks after my “ROOTS PROJECT”.
Everything took a sense, and was linked for me.
It was a journey.
Also to understand how my art can’t be separated from my first me, the Indian woman.
(I was born in Madagascar from both Indian parents that never been to India, then we had to immigrate to France when I was 5. I came here in Canada more than 8 years ago).
And I remember when I met Roger last summer on the street and we started to talk a bit, he said to me that my art is going to be the reflection of my origins, that is why also he felt as a choreographer the need to go back to understand his own culture, and how his dance medium looks like in the Indian mind.
Cause, even if we were raised into west cultures, we still have that east way of seeing the world always present.
And through a creative process, we can unify the differences, and build a new balance.
And I think in todays worlds of huge  migration movements, our language can suggest a way to go further together with lots of hope and courage and understanding.

As for the collaboration with Roger in his artistic project, there was none.
I think that was not the purpose of this travel.
As Roger’s said, it was two independent walks.
And also, there is a big difference between a choreographer and a visual artist: I work alone.
But, sometimes, among the crowd, I can catch the eyes of another solitude.
That feeds my soul, and help me to go further into my own personnal creative movement.

I am discovering the power of my own way to dance…
Inside-out.

Guess its kind of an universal one…
Cause Roger finaly found similarity with the ways he and his dancers go through a process of creation too.
Whether the medium is, the challenges and choices are quiet similar, when the artist start to walk into an unknown territory."





1 mai 2014

PAGE 97: Le Projet "Alors On Crée?" dans The Dance Current Mag


Le Projet de Médiation Culturelle Alors On Crée? sous la direction de la chorégraphe Louise Bédard a pris fin. 



http://alorsoncree.files.wordpress.com/2014/05/img_9196.jpg

crédit photos : Xavier Curnillon / Dominique Bouchard



Voici l'article de la journaliste Maude Abouche dans The Current Dance Magazine, version web:
"A bridge between dance and community".


Et quelques extraits...

"It’s a solitary journey, but also a journey we take two by two, and as an entire group at the same time. There are several layers to it,” says participant Habiba Nathoo. As a visual artist and storyteller, she joined the project to further her artistic process. To her, the journey itself is the end goal. “Each of us has a dance inside that is our own. It’s an extraordinary human experience.”
(...)
Like most learning experiences, it works by taking people far outside their comfort zone. The teenage participants are especially prone to the fear of being judged, so it is essential to create a safe space where they can feel confident enough to try out things, requiring a lot of compassion, patience and energy.
But even adults are not above doubting themselves. “Just being watched when you’re in the middle of the studio brings up issues of self-confidence and narcissism,” says Cabado. “But the best remedy to fear is action.”
“Perhaps that’s where the duo can become a form of support, where opening up to the other person can become a crutch of sorts,” muses Nathoo. “You give a bit of your weight, but you keep some of it to stay grounded.”






25 avril 2014

PAGE 96: 8/De mémoire de Femmes

Semaine 8 du projet Alors on crée?
Montréal
La générale a eu lieu Lundi de Pâques, 21 avril.
Nous nous sommes enfin vues dans nos créations. Louise Bédard a mis en scène tous les duos et le trio, et a formé à partir de toutes ces îles solitaires une mosaïque continentale!
La représentation aura lieu samedi 26 avril 2014, au Studio Jeanne Renaud du Centre Chorégraphique Circuit Est.

Des corps déchirés, violentés, des cœurs abusés au goût d'une fatale solitude, et malgré tout quelques murmures de joie, d'espoir, de renaissance, encore...

Ces pièces isolées mises ensemble dans cet espace libre de création dévoilent l'inconscient collectif des Femmes.
Intenses vies, peines et résiliences qui parsèment nos chemins, nos mouvements de corps et d'âmes.

La beauté est à ce prix, celui de la danse de la vie.

La scène nous offre une voix, un corps, un regard, une écoute, un droit d'être, de dire l'indicible, de sublimer, de transformer. Un moment de vérité, un moment d'existence.
Audibles, visibles, Femmes vulnérables encore, mais sous la Lumière bienveillante de celles qui sont passées par là déjà.


Je marche, parce que je suis fatiguée de m'échapper.
Je m'arrête, parce que je suis epuisée de continuer.
Je désire, parce que je refuse de mourir.
Je dis non, parce que ma vie a dit oui.
Je crée, parce que j'ai des choses à être.

Pour toutes celles disparues en silence,
pour toutes les créations avortées,
pour tous les printemps qui redonnent la chance à la fleur d'éclore à nouveau,
pour la source qui coule en nous, tantôt limpide tantôt tumultueuse,
nous serons rouges, nous serons feu, nous serons fières, même de si peu
nous serons nues, petites ou grandes, fragiles ou fortes, tremblantes ou confiantes,
De mémoire de Femmes
nous serons,
tant que la Lumière nous guidera vers l'autre.